More servicesWindows Live
HomeHotmailSpacesOneCare
 
MSN
Sign in
 
 
Spaces home  100% PAT-RIOTIC LADY: Mo...PhotosProfileFriendsBlog Tools Explore the Spaces community

Blog

7/4/2008

Les tentacules du Hezbollah sur le Mont-Liban

Des tentacules poussés toujours un peu plus loin

La politique des petits pas… Avec persévérance, et détermination, le Hezbollah étend jour après jour ses tentacules pour contrôler des pans de plus en plus larges du pays. Et progressivement, de façon pernicieuse, sans que le citoyen lambda ne s'en rende compte, tel un minutieux travail de fourmi, il pousse toujours un peu plus loin les limites de son expansionnisme. Tout récemment, et à en croire des témoins oculaires, c'est sur les cimes du Mont-Liban, sur les hauteurs de Niha, de Ouyoune el-Simane, de Sannine et de Laklouk, qu'il a étalé sa présence milicienne. Une présence qu'il a, certes, démentie hier. Mais pourquoi un tel démenti aurait-il plus de crédit que son affirmation, sans cesse renouvelée, selon laquelle il ne retournerait jamais ses armes vers l'intérieur ? D'autant qu'un tel déploiement (confirmé par des sources de sécurité), même s'il ne s'est produit que d'une manière ponctuelle et temporaire, s'inscrit dans la logique même du projet du parti chiite. En effet…
… Sous le couvert de « résistance », le parti intégriste chiite maintient un arsenal militaire digne d'une puissance régionale. Sous le couvert de « résistance », il crie à la traîtrise dès qu'une quelconque partie manifeste ne fût-ce que la velléité d'initier un débat sur l'opportunité de son jusqu'au-boutisme guerrier, qu'il considère comme un tabou intouchable. Sous le couvert de « résistance », il s'obstine à vouloir monopoliser la décision de guerre et de paix, laquelle est, de surcroît, du seul ressort du guide suprême de la révolution iranienne (« wilayat el-fakih » et projet politique supranational obligent). Sous le couvert de « résistance », il s'est taillé un territoire à sa mesure, interdisant aux forces de l'ordre régulières, ou même à certaines administrations publiques, d'y avoir accès. Sous le couvert de « résistance », il a établi son propre réseau de télécommunications, qu'il qualifie de ligne rouge, à l'instar de son armement stratégique. Sous le couvert de « résistance », il se permet de fixer des limites à l'action de l'État et de l'armée libanaise, comme il est apparu dans le discours prononcé par le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah au lendemain de l'élection du président Michel Sleiman. Rien d'étonnant, par voie de conséquence, et toujours sous le couvert de « résistance », qu'il s'octroie le droit de parader dans le « jurd » du Mont-Liban surplombant la Békaa, posant des entraves à la libre circulation des citoyens.
Tout en poussant toujours plus loin ses tentacules, le Hezbollah franchit en outre progressivement, jour après jour, de nouveaux pas sur la voie de l'extension de ses objectifs déclarés. Longtemps, il a affirmé mordicus que les Libanais n'avaient rien à craindre car les armes de la « résistance » ne seraient jamais dirigées vers l'intérieur. Et puis subitement, il brandit le slogan cynique de « l'utilisation des armes pour défendre les armes » (!), justifiant ainsi sans vergogne le recours à son arsenal contre des factions locales. Longtemps, il a souligné que son arsenal avait pour but de récupérer les fermes de Chebaa et d'obtenir la libération des prisonniers libanais détenus dans les geôles israéliennes. Mais lorsqu'il a été sérieusement question de placer cette zone sous l'autorité provisoire de l'ONU, en prélude au recouvrement de la souveraineté de l'État sur cette portion du territoire, il s'est empressé de souligner que le retrait israélien de Chebaa était « dirigé contre la Résistance » (sic !) et qu'en tout état de cause, les armes du Hezbollah seraient maintenues même après la libération du secteur en question « afin de défendre la dignité des Libanais » (Trad Hamadé dixit).
Dans les déclarations publiques des dirigeants du parti chiite, le thème de « société résistante » est devenu récurrent, comme il ressort notamment des propos tenus il y une dizaine de jours à Baalbeck par le « numéro deux » du Hezbollah, Naïm Kassem. « La Résistance n'est pas un groupe armé qui désire libérer une parcelle du territoire, a-t-il déclaré lors de la signature d'un livre sur la « société résistante ». La Résistance n'est pas un instrument à vocation conjoncturelle dont le rôle s'achève lorsque le prétexte (justifiant la résistance) disparaît. La Résistance est une vision, une ligne de conduite. Elle n'est pas simplement une réaction militaire. L'édification de la société résistante renforce le Liban et consolide son indépendance et sa souveraineté de la manière que nous voulons, nous, et non comme ils tentent de nous l'imposer. »
Ce discours soutenu et régulier sur la « société résistante », combiné à la littérature politique du Hezbollah, ainsi que le comportement sur le terrain à différents niveaux, illustrent une réalité amère et indéniable que les nouveaux alliés contre nature du parti pro-iranien peuvent de moins en moins occulter et ignorer : la formation chiite s'emploie, suivant une dynamique pernicieuse, lente et progressive, à imposer aux Libanais le fait accompli de la transformation du Liban en une société guerrière engagée dans une lutte sans fin, sans horizons, contre Israël et le monde occidental pour servir les seuls desseins régionaux de Téhéran et les objectifs d'un projet géostratégique supranational dans le cadre duquel le Liban ne constitue qu'un pion.
Une telle société guerrière représente la raison d'être, le fonds de commerce, « l'oxygène » du Hezbollah. Il suffit de lire la littérature politique et les discours publics du parti pour s'en rendre compte. Un pays prospère, libéral, en plein essor économique, ouvert sur le monde, respectueux du pluralisme sociopolitique et des valeurs humanistes occidentales sonnerait le glas d'une formation comme le Hezbollah qui ne peut survivre, se renforcer et étendre ses tentacules qu'à l'ombre d'une paupérisation rampante… Et d'une atmosphère conflictuelle permanente … À l'instar d'ailleurs de l'État hébreu. D'où la convergence d'intérêts tacite et objective entre les deux parties.
À l'heure où le parti intégriste chiite déploie jour après jour sa machine de guerre et tente d'imposer manu militari son idéologie antioccidentale, les alliés contre nature de cette tête de pont iranienne ont sans doute de quoi réfléchir : acceptent-ils que les Libanais soient condamnés à vivre en permanence dans une société guerrière pour servir les intérêts de l'aile la plus radicale de la République islamique iranienne, alors que Palestiniens et Syriens œuvrent d'arrache-pied pour aboutir à une paix avec Israël ? Acceptent-ils que le Liban soit dévié par la force des armes (et, surtout, sous l'effet de l'argent « divin ») de sa vocation historique et traditionnelle de pays libéral, prospère, ouvert sur le monde, soucieux du respect des pratiques démocratiques ?
Dans le contexte de l'alliance qualifiée de « stratégique » et d'« éternelle » entre le Hezbollah et le CPL, les propos tenus récemment par le général Michel Aoun (qui a souligné lors du dîner de l'hôtel Habtour que les intérêts des chrétiens du Liban et ceux de l'Occident sont désormais « divergents ») ne sont-ils pas une grave remise en cause de l'histoire, des coutumes et des traditions culturelles de ces mêmes chrétiens ? Cette remise en cause, concomitante au pacte conclu avec le parti pro-iranien et faisant suite à une récente déclaration du général Aoun qui s'est déclaré « plus proche de Damas que de Washington » (adieu l'audition au Congrès sur le « Syria Accountability Act » …), est d'autant plus déplorable que la tradition chrétienne d'ouverture sur les valeurs occidentales est à la base de la spécificité et de la raison d'être du Liban, de l'aveu même des pays arabes et des leaders libanais musulmans, aussi bien spirituels que temporels.
L'enjeu de la crise libanaise actuelle n'est en aucune façon d'ordre partisan et politicien. Il est par essence de nature existentielle. Face à l'offensive syro-iranienne et au rouleau compresseur hezbollahi, ce sont les fondements du « Liban message » qui sont menacés. Aux Libanais, donc, de savoir faire preuve de discernement. Et de savoir dissocier clairement ce problème de fond des antipathies personnelles et des sentiments revanchards, indéniablement déplacés dans le contexte présent.
Michel TOUMA
Source: L'Orient Le Jour
Publié le 30/06/08

3/8/2008

NEW CD RELEASE: Through Life...


Through Life
Un album singulier, Un univers d’une grande finesse teinté d’Orient et de Jazz. Liberté des improvisations, diversité des couleurs emmenées par les musiciens venus de différents horizons, rythmique atypique mêlant trio de jazz et percussions d’orient, alliance du ney et du piano : telles sont les caractéristiques de ce nouveau quintet qui interprète les mélodies lyriques de son leader, le pianiste Libano-Parisien Elie Maalouf.

Le CD produit par le quintet du pianiste Elie Maalouf est désormais disponible sur le site www.les-indépendants.com. Une œuvre à ne pas rater... Vous pouvez le commander comme le télécharger en ligne à travers ce lien, ainsi qu'auprès de la fnac et Virgin à partir du 25 février.

Le CD est également disponible:
  • Boutique SAZ Paris
    15, rue du 18 août
    93100 Montreuil sous Bois
    01 48 59 92 63
    site: sazparis.fr

  • Centre culturel l'Athénée de Rueil-Malmaison
    2 avenue Alsace Lorraine
    92500 Rueil-Malmaison
    01.41.96.90.60

A propos d'Elie...
eliemaaloufjazz@hotmail.com
http://www.myspace.com/eliemaalouf


3/1/2008

Une pépinière de talents au pays du Cèdre

 Une pépinière de talents au pays du Cèdre

Malgré la guerre et les attentats, le Liban a exporté son expertise publicitaire dans tout le Moyen-Orient. Un savoir-faire qui vient d'être couronné par les Mena Cristal Awards, remis du 11 au 15 février dernier à Beyrouth.
Instable, voire explosive, la situation au Liban n'empêche pas l'économie et le marché publicitaire de se développer. « L'attitude des annonceurs est très dépendante des attentats et des tensions, mais certains clients refusent d'être les otages des conflits politiques », confirme Naji Irani, directeur commercial de Pressmedia, la régie qui commercialise notamment les quotidiens L'Orient- Le Jour et An Nahar.

À défaut de s'être habitué à la guerre, le Liban s'y est adapté. « Après l'arrivée au pouvoir de Gamal Abdel Nasser en Égypte au milieu des années 1950, la créativité arabe s'est déplacée au Liban, et nous avons connu un âge d'or jusqu'au début de la guerre en 1975. Depuis, nous nous sommes exportés, résume Antoine Choueiri, opérateur de douze chaînes de télévision, de cinq journaux et de nombreuses radios présentes de Beyrouth à Dubai. Sur les 3 milliards de dollars nets [2,04 milliards d'euros] dépensés par les annonceurs d'Oman à Casablanca, 80 % sont gérés par des Libanais et 30 % par le groupe Choueiri », ajoute-t-il avec modestie.
Preuve du succès de la créativité publicitaire libanaise, les compétiteurs venus du pays du Cèdre ont décroché trois des sept prix des 3e Mena Cristal Awards, organisés par Christian Cappe, directeur général du Festival de pub de Méribel.
Preuve du succès de la créativité publicitaire libanaise, les compétiteurs venus du pays du Cèdre ont décroché trois des sept prix des 3e Mena Cristal Awards, organisés par Christian Cappe, directeur général du Festival de pub de Méribel.

Forte culture publicitaire

Arabes de culture française et américaine, les Libanais sont souvent trilingues et savent, surtout, parfaitement se couler dans cet Orient compliqué où il ne suffit pas d'ajuster des idées simples. « Ce pays a toujours fonctionné de manière ouverte, il a une forte culture publicitaire, il est donc normal que nos voisins soient venus y chercher les hommes et les femmes dont ils ont besoin », remarque Roy Haddad, « chairman-CEO » Middle East and North Africa de JWT, qui voyage deux cents jours par an. « Dubai [l'un des Émirats arabes unis] et Riyad [la capitale de l'Arabie saoudite] ne sont qu'à deux heures de vol de Beyrouth, précise-t-il. Et dix de nos quatorze bureaux dans la région, qui regroupent quarante-deux nationalités différentes, sont dirigés par des Libanais. » Dans une agence au Caire, en Égypte, ou à Casablanca, au Maroc, « quand vous voyez un créatif à queue-de-cheval, vous pouvez être sûr qu'il est Libanais », s'amuse Hassen Zargouni, qui dirige l'institut Sigma Conseil à Tunis.

Si les Libanais sont 4 millions au pays du Cèdre, ils sont deux fois et demie plus nombreux à vivre hors du Liban. À tel point que cela commence à poser des problèmes de recrutement. Les jeunes partent nombreux dans les pays du Golfe, attirés par des salaires mirobolants et une croissance de 20 % par an. « Nous participons à un boom incroyable, s'exclame Pierre Soued, directeur général d'Euro RSCG Middle East. Les marchés des télécoms et de l'immobilier sont maintenant relayés par la communication financière et corporate. » Havas a d'ailleurs transformé l'an dernier sa participation de 10 % dans le groupe Chalhoub, le géant du luxe au Moyen-Orient, en un joint-venture à 50/50 signé pour vingt-cinq ans.

« Le Liban est un pays qui a du talent », conclut Christian Cappe, directeur général du Festival de la publicité de Méribel, qui vient d'organiser à Faraya -Mzaar, une station de sports d'hiver près de Beyrouth, la 3e édition des Mena Cristal Awards. Mena, pour Middle East North Africa, une région où les publicitaires libanais raflent nombre de récompenses, comme en témoignent les trois prix décrochés sur les sept décernés cette année.
Thierry Dussard, à Beyrouth
Publié le 28/02/2008, n°1490
Source: Stratégies



Un marché en croissance malgré la crise

À 105 millions de dollars nets (71,3 millions d'euros), en hausse de 23 %, les dépenses publicitaires au Liban ont dépassé en 2007 leur niveau d'avant la guerre de juillet 2006. La télévision recueille les deux tiers des investissements, qui se répartissent en autant de chaînes que le pays compte de communautés. LBC, à capitaux chrétiens, fait figure de TF1 libanaise avec ses 55 % de part de marché (23 % si l'on inclut les 350 satellitaires). Suivent la sunnite Future TV, chaîne de la famille Hariri, NBN, la télévision du président du Parlement Nabih Berri, chiite et prosyrien, et Al Manar, créée par le Hezbollah, chiite et pro-iranien. L'affichage, lui, joue un rôle toujours important. « Nous sommes à + 18 % en 2007 par rapport à 2006 », souligne Antonio Vicenti, patron de Pikasso, numéro un de l'affichage au Liban, en Jordanie et... en Irak.

Les investissements publicitaires au Liban

Média  en millions d’euros  
Télévision  264,8  
Affichage  52,6  
Journaux  27,7  
Magazines  23,1  
Radio  17,1  
Cinéma  2,4  
Total  387,7  
Source : Ipsos Stat, montants bruts en 2007.
1/15/2008

Forum de l'emploi et Concert le 29 janvier 2008 à l'UNESCO

Événements à ne pas manquer !

La Lebanese Society in Europe (LSE), en soutien à l’ADICR, vous convie le mardi 29 janvier 2008 au forum de l’emploi à l’UNESCO de 14h à 18h.


Abdel Rahman El Bacha

 Ce forum sera suivi à 20h précise par un concert de Mr Abdel Rahman El Bacha, donné au profit de bourses accordées à des libanais dans le besoin. La cotisation serait de 20 euros, 40 ou 100 ; il est bien entendu que les jeunes, à la recherche d’emploi, qui auraient participé au forum, seraient gracieusement les bienvenus à ce concert.

Adresse : 125, avenue de Suffren - 75007 Paris
Métro : Cambronne (ligne 6) ou Ségur (ligne 10)
Accueil à partir de 19h

Facebook's event: http://www.facebook.com/event.php?eid=7239662041

Les membres de la LSE

PS : Prière faire suivre



11/15/2007

Concert à l'occasion de la fête de l'Indépendance


FÊTE DE L'INDÉPENDANCE est un concert en commémoration de l'indépendance du Liban qui aura lieu le mercredi 21 novembre 2007 à Paris, Mairie du XIVème.

Pour plus d'informations: http://www.lebevents.com/eternelliban/ConcertMairie14e/index.htm







10/18/2007

L'euro franchit pour la première fois les 1,43 dollar

 
L'euro franchit pour la première fois les 1,43 dollar
 

euroLa monnaie unique a battu un nouveau record historique sur fond de ralentissement de l'économie américaine.

L'euro a enregistré, jeudi 18 octobre, un nouveau record historique face au dollar. Vers 14h15 (12h15 GMT), il a atteint pour la première fois les 1,43 dollar pour un euro.
La principale explication de ce nouveau record est le ralentissement économique américain, qui laisse envisager aux cambistes une prochaine baisse des taux d'intérêt aux Etats-Unis.
 
Source : Challenges
18.10.2007
8/19/2007

Hezbollah video game: War with Israel

Hezbollah video game: War with Israel

 
art.beirut.rubble.afp.gi.jpgBEIRUT, Lebanon (Reuters) -- Raid Israel to capture soldiers, battle tanks in the valleys of southern Lebanon and launch Katyusha rockets at Israeli towns -- a new Hezbollah computer game puts players on the frontline of war with the Jewish state.
 
"Special Force 2" is based on last year's 34-day conflict between the Lebanese guerrilla group and Israel.
 
"This game presents the culture of the resistance to children: that occupation must be resisted and that land and the nation must be guarded," Hezbollah media official Sheikh Ali Daher said.
 
But Israeli Foreign Ministry spokesman Mark Regev responded by saying: ''It should come as a surprise to no one that Hezbollah teaches children that hatred and violence are positive attributes.''
 
Designed by Hezbollah computer experts, players of "Special Force 2" take the role of a Hezbollah fighter, or Mujahid. Weapons and points are accumulated by killing Israeli soldiers.
 
The game, launched on Thursday, recreates key phases of the conflict, which was triggered when Hezbollah forces raided northern Israel and captured two soldiers, saying they wanted to negotiate a prisoner swap.
 
Hezbollah takes huge pride in its military performance in the war, which killed 158 Israelis, mainly soldiers. Some 1,200 people, mostly civilians, were killed in Lebanon.
 
Israel says Hezbollah was weakened in the conflict, in which the group was forced out of its strongholds along the Israeli border and an expanded international peacekeeping force deployed in southern Lebanon under a U.N.-brokered cease-fire.
 
Hezbollah, a Shiite Muslim group backed by Iran and Syria, declared the outcome of the conflict a "divine victory."
 
"Through this game the child can build an idea of some of ... the most prominent battles and the idea that this enemy can be defeated," Daher said.
 
The game retails at about $10 in Lebanon and is produced by volunteers. Hezbollah is expecting strong demand for the game at home and abroad. Hundreds of copies have been reserved in advance in Lebanon.
 
The 3-D game forces players to think and use their resources wisely, reflecting the way Hezbollah fights, Daher said.
 
"The features which are the secret of resistance's victory in the south have moved to this game so that the child can understand that fighting the enemy does not only require the gun.
 
"It requires readiness, supplies, armament, attentiveness, tactics."
 
Source: CNN.com
updated 10:59 a.m. EDT, Thu August 16, 2007

4/18/2007

Reema et Ross, deux victimes libanaises du carnage de Virginia Tech

 
Le tueur, un étudiant sud-coréen, détestait « les gosses riches »
 
Reema et Ross, deux victimes libanaises du carnage de Virginia Tech
 
Le Liban se serait bien passé de ce nouveau deuil, de sa part du carnage de l’université de Virginia Tech, aux États-Unis. Mais parmi les 32 victimes du tueur d’origine sud-coréenne figurent deux victimes libanaises, Reema Joe Samaha, 18 ans, et Ross Abdallah Alameddine, 20 ans. Les deux étudiants sont nés aux États-Unis et vivaient respectivement en Virginie et à Boston, Massachussetts, mais leurs familles sont originaires de Khonchara (Metn) et de Tripoli. Reema était une passionnée de la danse, particulièrement la « dabké ». Ross, lui, est décrit comme un « dieu de l’écriture » par ses amis. Deux destins et deux talents brisés par une tragédie absurde.
Hier, l’identité du tueur a été révélée. Il s’agit de Cho Seung-hui, un étudiant de 23 ans, d’origine sud-coréenne. Les enquêteurs ont découvert dans sa chambre une lettre dans laquelle il s’en prend avec virulence aux « gosses de riches », à la « débauche » et aux « charlatans sournois » du campus.
(suite ci-dessous)

 
FUSILLADE DE VIRGINIA TECH - Le Liban n’a pas été épargné par la tragédie
 
Reema Samaha, 18 ans, et Ross Alameddine, 20 ans, victimes du drame du campus de Virginie
 
RossLa tragédie de la fusillade de l’université de Virginia Tech, à Blacksburg Virginia, aux États-Unis, perpétrée lundi par un étudiant d’origine sud-coréenne, Cho Seung-hui, pris d’une folie meurtrière, n’aura pas épargné le Liban. Deux jeunes victimes libanaises sont tombées sous les balles de l’assassin, dans leurs salles de classe : Reema Joe Samaha, 18 ans, en première année (freshman), et Ross Abdallah Alameddine, 20 ans, qui suivait des études d’anglais. Tous deux emportés à la fleur de l’âge, subissant une fin absurde en même temps que trente de leurs camarades et professeurs, aux mains d’un tueur qui s’est donné la mort après la tuerie, et dont on ne connaîtra probablement jamais les motivations.
Une source libanaise a estimé qu’il y avait une cinquantaine de Libanais (ou d’Américains d’origine libanaise) dans cette université qui compte quelque 26 000 étudiants.
Fille d’un couple d’émigrés libanais aux États-Unis, Joe et Mona Samaha, originaires du village de Khonchara (Metn-Nord), Reema Samaha est née en 1988 dans le pays d’adoption de ses parents. Au moment des faits, elle vivait toujours avec sa famille à Centreville, Virginia. Cette dynamique jeune fille est décrite par son oncle, Claude Samaha, contacté au Liban, comme une passionnée de danse, et plus particulièrement de la danse folklorique libanaise par excellence, la « dabké ». Car si la jeune fille est née aux États-Unis, elle n’en éprouvait pas moins une très grande affection pour son pays d’origine, selon son oncle, qui ajoute qu’« elle visitait le Liban en été dès qu’elle le pouvait ». Son rêve était même d’apprendre la danse orientale avec la troupe de Caracalla. La veille de sa disparition tragique, elle préparait une chorégraphie de « dabké » pour une représentation qui devait être donnée par ses camarades et elle, dans le cadre du festival des Nations, organisé par l’université...
ReemaReema en était à sa première année d’université, une « freshman ». Elle avait choisi de fréquenter cet établissement où son frère aîné (elle a également une sœur) a reçu sa formation. En ce funeste lundi, comme tous ses camarades, elle s’était dirigée sans méfiance vers sa salle de classe, alors même que le tueur avait déjà commis deux crimes sur le campus. Elle ne ressortira pas vivante du carnage. Hier, ses parents n’avaient pas encore pu la voir, mais avaient été pris en charge dans le cadre d’une cellule d’assistance psychologique, selon son oncle. Son frère a déclaré à la BBC : « Je n’ai pas eu la chance de lui dire adieu. » La jeune fille, américaine de naissance, sera inhumée aux États-Unis.
À 20 ans, Ross Alameddine était de toute évidence très populaire parmi ses amis. Né lui aussi de parents émigrés, Abdallah et Linette Alameddine, originaires de Tripoli, il suivait une formation en anglais à Virginia Tech. Sa famille vivait à Boston, Massachussets, selon des informations obtenues auprès du ministère des Affaires étrangères. C’est alors qu’il suivait un cours de français qu’il a été abattu avec ses camarades.
Aussitôt la nouvelle de la mort de Ross connue, ses amis lui ont créé une émouvante page sur le site Internet facebook.com où il apparaît comme un jeune homme plein de vitalité, aimé de tous pour son caractère vif et sa gentillesse. Le texte d’introduction le décrit comme suit : « Ross était intelligent, plein d’humour, et il nous manquera énormément. Sa gentillesse était sans bornes et nous nous sentirons tous moindres sans lui. À 20 ans à peine, Ross avait fait une vive impression sur beaucoup de personnes. Il était doté d’un esprit vif et sarcastique, d’une volonté de fer, et il était un dieu de l’écriture, bien supérieur à nous tous. »
Les témoignages se multiplient sur le site. « Ross, tu étais un grand ami et un être humain encore plus grand », dit l’un d’eux. « J’ai toujours envié ta personnalité facile à vivre, et je ne t’oublierai jamais », écrit un autre. Un troisième remarque que « ce sont les meilleurs qui meurent jeunes », alors qu’un quatrième le qualifie de « martyr ».
Deux vies fauchées en pleine jeunesse, deux talents qui ne pourront jamais s’épanouir, deux êtres aimés, enlevés à l’affection de leurs proches, comme tant d’autres, ce jour-là, dans une Amérique choquée par un carnage incompréhensible et se posant déjà des questions sur le port d’armes. Ne restent que des familles en deuil, face à leur chagrin mais aussi aux questions qui ne manqueront pas de les tarauder, pour le restant de leurs jours, sur la mort de leurs proches, cette mort comble de l’absurde s’il en est.
Suzanne BAAKLINI
Mercredi 18 Avril 2007 | 5:00 | Beyrouth
 
3/24/2007

Les gestes qui vous trahissent

 
Les gestes qui vous trahissent
 
Orientation du regard, mouvement des mains, balancement du corps... Autant d'attitudes anodines qui traduisent pourtant votre état d'esprit. Décryptage.
 
C'est parce qu'on ne les contrôle pas vraiment qu'ils transmettent beaucoup d'informations à vos interlocuteurs. En un mot, vos gestes parlent pour vous. La gestuelle est un langage non-verbal et inconscient que l'on peut apprendre à décrypter. Elle exprime ce que l'on ressent, dévoile qui on est et trahit ce que l'on cache. C'est ce que pense Jean-Pierre Veyrat, créateur de la morphogestuelle et expert en analyse du comportement observable. Attention cependant à ne pas coller d'étiquette trop hâtivement : la gestuelle ne veut rien dire hors d'un certain contexte. Seules les mimiques, telles que le sourire, sont 100 % fiables car anatomiques, correspondant à des émotions universelles.

Les mains attestent de votre discours
Si les Italiens sont très bavards et parlent à grand renfort de gestes des mains, ils demeurent néanmoins cohérents dans leur attitude. Qu'en est-il autrement ? Le mouvement des mains informe sur l'authenticité ou la spontanéité du discours. Une personne qui a les mains figées maîtrise ses réponses. Selon Jean-Pierre Veyrat "les mains qui s'éloignent du corps témoignent souvent de la véracité du discours et viennent renforcer celui-ci telle une illustration". Au contraire, des mains qui restent proches ou au contact du corps indiquent que l'interlocuteur n'est pas à l'aise, voire qu'il ment.
Des regards qui en disent long
Le regard est ce qui est le plus expressif dans un visage. C'est aussi une source d'informations sur le processus de pensée. Souvent, il révèle un effort de mémoire. "Ainsi, précise Jean-Pierre Veyrat, la PNL [Programmation neurolinguistique, ndlr] a démontré que lorsqu'on interroge quelqu'un on distingue, en étant placé en face de lui, trois clés d'accès visuelles. Si son regard est orienté vers le haut, il évoque des images déjà vues. Le regard de face, les yeux mi-clos : la personne entend des sons connus, cherche une voix. Vers le bas, elle éprouve des sensations, des émotions, fait appel à ses souvenirs." D'un autre côté, le regard a une fonction de reconnaissance de l'autre lors d'un échange ou d'une discussion.

La gestuelle associée au discours
Observez par exemple une personne qui vous pose une question. Si elle se gratte simultanément la tête, c'est qu'elle est alors en train de chercher elle aussi la réponse qu'elle n'a pas. Maintenant, si elle se frotte le menton, vous pouvez imaginer qu'elle détient déjà une réponse, mais qu'elle n'en est pas tout à fait sûre et cherche votre aval sur le sujet. Enfin, si jamais elle se passe la main dans le cou, c'est sans doute car elle a la réponse mais redoute votre réaction.

Des micro-caresses apaisantes
Certains gestes indiquent que la personne à besoin de se rassurer, l'aident à se sentir bien, à se détendre. Selon Jean-Pierre Veyrat ce sont des micro-caresses : le fait de lisser une mèche de cheveux dans ses doigts, de se frotter les mains, de se toucher les lèvres ou le nez du bout des doigts. C'est la même chose pour les personnes qui vont fumer une cigarette ou qui se rongent les ongles.

Un masque identitaire
L'expression du visage exprime souvent ce qui ce passe en vous. Pour Jean-Pierre Veyrat, "le visage occupe une fonction prépondérante dans le langage morphogestuel, non pour ses formes, qui n'ont aucune signification en dépit de ce que prétendent certains, mais pour son extraordinaire concentration de moyens d'expression ainsi que pour ses étonnantes possibilités d'évolution." Le visage conserve, à travers les rides d'expression, l'empreinte de vos émotions - joie, peur, colère - qui se manifestent par des mimiques comme les froncements du front ou du nez, les sourires, les moues…

Ça vous démange ?
Lors d'une discussion, d'un entretien ou d'un simple repas, ne vous arrive-t-il jamais de vous gratter, par exemple le bras ? Souvent c'est un signe d'impatience ou d'exaspération, d'envie de passer à autre chose. Dans d'autres cas, le fait de se gratter révèle une situation de malaise. Il peut s'agir d'un geste compulsif signifiant que la personne garde quelque chose au fond d'elle-même qu'elle voudrait - ou n'arrive pas - à exprimer. Enfin, si l'on vous pose une question, se gratter peut être interprété comme un signe de réflexion.

La posture du corps
"Dans un rapport à la verticalité, l'extension du corps se rattache à une attitude de domination ou de quant-à-soi, explique Jean-Pierre Veyrat. Une personne contractée montre une attitude de soumission." Quant au mouvement, il traduit lorsqu'il se porte vers l'avant, les bras et les jambes non croisés, détendu, une attitude de partage et d'ouverture aux autres. Vers l'arrière, il s'agit d'une attitude de fuite et de crainte.

Un vis-à-vis éloquent
Les postures apprennent les relations entre deux personnes. Elles reflètent le sentiment que vous avez de vous-même ou bien de votre disponibilité vis-à-vis des autres. D'après Jean-Pierre Veyrat, la distance entre deux personnes est par excellence la composante sociale de la gestualité. Le corps est utilisé à des fins relationnelles pour dire, par le biais de distances et de contacts socialement autorisés, "Voilà comment je me situe par rapport à vous et comment vous devez vous situer par rapport à moi". En outre, la position de face-à-face est typique d'une communication directe et réciproque où chacun se regarde dans les yeux, cherche l'échange, expose son point de vue et veut persuader. S'il faut rivaliser, marchander ou vendre, les personnes se placent face-à-face. S'il s'agit d'une conversation neutre, les personnes se placent en angle.

La posture assise
Une personne stressée ou bien intéressée va changer de posture, faire un micro-mouvement. Une posture assise de trois quarts sur un siège reflète une mise en confiance, une ouverture, parfois un aparté dans une discussion. Elle permet d'instaurer une certaine décontraction, de mettre à l'aise son interlocuteur. "La position de trois quarts est chère aux diplomates, souligne Jean-Pierre Veyrat. C'est un positionnement idéal de compromis, qui empêche toute confrontation trop agressive, ainsi que toute sollicitation trop directe des pensées de l'autre." Attention au retour de manivelle lorsque votre interlocuteur dans cette position revient à un face-à-face : d'une certaine manière il recadre la discussion.

Des pieds très bavards !
Les pieds et les jambes représentent une partie du corps humain des plus sincères. Lors d'un moment de pression intense, il arrive que vous vous dandiniez, tapez du pied, sautiez d'un pied sur l'autre. "Ces gestes ne sont pas facilement contrôlables en position assise", note Jean-Pierre Veyrat. Lors d'un entretien, le fait de croiser les jambes, ou même les bras, est un geste de protection ou de résistance.


Source: JDN Management
Publié le 22/02/2006
3/11/2007

Conférence - 14 mars, 2 ans après

 

Le 14 mars 2005 le peuple libanais a brisé les chaînes de la peur, annonçant la libération de notre pays après trente années d’occupations et de souffrances

 A cette occasion, nous avons le plaisir de vous inviter
à une conférence-débat sur le thème

 «  Le Soulèvement pour l’Indépendance, deux ans après »

 Cette rencontre aura lieu le mercredi 14 mars à 20h00

FIAP Jean Monnet - Salle Bruxelles

30 rue Cabanis 75014 Paris

Metro Glacière (ligne 6), Saint Jacques (ligne 6)

  

Forces Libanaises, Mouvement de la Gauche Démocratique, Parti Kataëb, Parti Socialiste Progressiste, ULCM

3/6/2007

May Chidiac: blessée mais déterminée

 
 

May Chidiac: blessée, mais déterminée

 

 

Il y a dix-huit mois, May Chidiac, journaliste vedette de la télévision libanaise, connue pour son franc-parler, est la cible d’un attentat à la voiture piégée à Beyrouth. Elle y laisse une jambe et une main, mais pas son obstination. Dans son livre, Le Ciel m’attendra… (éd. Florent Massot), qui sort jeudi 8 mars, elle raconte son combat pour reprendre son métier, et surtout sa vie de femme. Interview exclusive avant son arrivée à Paris.

 

Propos recueillis par Gaëlle Rolin

lefigaro.fr/madame : À la lecture de votre ouvrage, Le Ciel m’attendra, on a l’impression qu’en tant que femme, avant l’attentat, vous vous sentiez totalement à l’abri des attaques. Pensiez-vous vraiment qu’une femme, même journaliste, ne pouvait pas être une cible ?

May Chidiac : Je le croyais, oui. Même quand on évoque la guerre civile au Liban, bien que beaucoup de femmes soient tombées sous les obus, jamais aucune n’avait été touchée personnellement aussi violemment. À aucun moment, je n’ai cru quelqu’un capable de placer des explosifs sous le siège de ma voiture. À travers moi, mes agresseurs ont voulu faire passer un message au pays : c’est le Liban tout entier qu’ils ont voulu faire taire.

Votre livre-témoignage sort le 8 mars, la Journée internationale de la femme. Selon vous, les femmes sont-elles plus difficiles à faire taire que les hommes ?

Les femmes sont beaucoup plus courageuses qu’on ne le croit. Contrairement aux hommes, elles ont rarement de conflits d’intérêts et défendent leurs causes avec tous leurs moyens. Moi, je disais tout haut ce que personne n’osait dire, pas même mes collègues masculins !

À la fin du livre, on vous sent fragilisée, et par la situation au Liban, et par la difficulté de reprendre la vie au quotidien après un tel choc. Comment allez-vous aujourd’hui ?

Il y a des hauts et des bas. J’étais une femme extrêmement indépendante, et je me retrouve aujourd’hui complètement dépendante de ceux qui m’entourent. Avec une seule main, je ne peux pas enfiler ma prothèse toute seule. Je suis dépendante de l’électricité, capricieuse au Liban, pour charger ma prothèse de genou et pouvoir me tenir debout. Et si j’ai appris à accepter mon corps, c’est la partie sauvée de moi-même que je montre aux gens. L’image, dans le miroir, de ce corps qui a subi vingt et une interventions chirurgicales, est difficile à accepter. Et malgré le bonheur d’avoir repris mon métier de journaliste télé, il y a de nombreuses choses du quotidien qui me rendent la vie infernale. Et ce sont mes proches qui me supportent, dans ces moments-là, hors caméra.

Malgré cela, le souci de l’élégance revient souvent dans votre livre. Vous écrivez : « La mode m’a guérie des sacrifices de la guerre civile », vous qualifiez votre garde-robe de « garde-vie » et vous vous êtes battue avec les médecins pour pouvoir porter des talons avec votre prothèse. En quoi ces petites choses, qui peuvent sembler futiles, vous ont-elles aidée à remonter la pente ?

Elles m’ont aidée dans mon acharnement à reprendre une existence normale. Je suis une femme élégante, j’aime les talons hauts, j’aime la mode et je voulais montrer que je pouvais reprendre absolument le même rythme de vie. Comme avant, je continue à porter du rose. J’ai toujours eu des vêtements roses dans mon armoire, parce que c’est une couleur féminine et enfantine à la fois. Et ça me représente bien, parce que je me sens, encore aujourd’hui, femme jusqu’au bout des ongles, pleine de caractère et en même temps, très femme-enfant. Quand je sors, j’essaie de paraître la plus naturelle possible. Si je n’avais pas de canne, mon handicap passerait presque inaperçu ! Mon patron à la télé me dit souvent : « Si un Coréen, qui ne connaît pas ton histoire, te voit à l’écran, il ne se rend sûrement pas compte que tu as une prothèse à la place de la main ! » Être à nouveau à l’antenne, comme avant, c’est un défi que j’essaie de relever chaque jour.

La condition des femmes au Liban semble loin de vous satisfaire. Vous écrivez : « En Orient, une fille n’est pas tout à fait l’enfant qu’on attend », ou vous vous moquez du paradis vanté par les membres du Hezbollah, où l’on promet des vierges et des rivières de miel aux hommes, mais rien aux femmes ! En 2007, selon vous, sur quels terrains en particulier les femmes doivent-elles encore se battre ?

Il y a encore beaucoup de choses à faire au niveau de la religion. Toutes religions confondues, c’est l’homme qui assure le suivi, qui donne son nom… Au Liban, le divorce, par exemple, est interdit. Il n’y a pas de mariage civil. Pour se séparer, il faut obtenir l’annulation du mariage. Et c’est très compliqué… Je l’ai vécu moi-même en faisant annuler mon mariage, à l’âge de 20 ans. Et en cas de séparation, la femme ne peut garder ses enfants que jusqu’à l’âge de 7 ans. Ensuite, c’est le père qui obtient automatiquement leur garde. Je trouve ça scandaleux, je pense que des enfants ont besoin d’une mère pour grandir correctement. Autre exemple, en Arabie saoudite, les femmes ne peuvent passer leur permis ! Mais elles finiront par obtenir gain de cause. Même au pays des talibans, les choses évoluent. Quant au paradis du Hezbollah, on ne sait effectivement pas ce qu’il promet aux femmes, alors, une chose est sûre : nous devons trouver notre bonheur sur Terre !

Et dans le monde de la politique, la parité vous satisfait-elle ?

Au niveau politique, il n’y a pas vraiment d’égalité des sexes. Au Liban, aujourd’hui, il y a une seule femme ministre, et c’est une exception. En France, vous aurez peut-être bientôt une femme présidente, mais, pour l’instant, vous n’avez eu qu’une seule fois une femme Premier ministre ! Même un grand pays comme les États-Unis n’a jamais eu de présidente. Ça changera peut-être l’an prochain, si Hillary Clinton remporte les élections, ce qui serait une bonne chose.

Internet, vecteur de messages et de tendances, peut-il aider à cette émancipation de façon plus libre et plus large que les médias écrits et audiovisuels classiques ?

Ce n’est pas une lutte acharnée contre les hommes, dans laquelle les femmes auraient des handicaps à surmonter et devraient utiliser les médias pour mener leur bataille. D’un point de vue général, Internet a ouvert beaucoup de portes et conduit vers davantage de connaissances. Certains sites aident à comprendre le B.A BA des choses, et ça, c’est une réelle avancée. Mais si ces nouveaux médias peuvent aider à diffuser des messages, ils ne sont pas le moteur de l’émancipation des femmes. Le moteur est en nous. Le moteur, c’est nous.

Le Ciel m’attendra, de May Chidiac,
avec la collaboration d’Amal Moghaizel
(éd. Florent Massot), 18,90 €
   Sortie internationale le 8 mars  

Itinéraire d’une femme engagée

May Chidiac est « entrée en journalisme » à l’âge de 21 ans. L’expression n’est pas trop forte, compte tenu de la passion qu’elle voue à son métier et de sa volonté à l’exercer de manière intègre. À 25 ans, elle devient présentatrice du premier journal télévisé de la LBC, la principale chaîne libanaise arabophone.

À peine un an après l’attentat dont elle est victime, le 25 septembre 2005, elle reprend en juillet 2006 les rênes d’une émission politique sur la LBC, intitulée « Avec audace ». Depuis, elle présente à nouveau le journal télévisé. L’enquête sur ses agresseurs n’a, à ce jour, toujours pas donné d’éléments concrets.

May Chidiac a remporté le Prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillaume Cano 2006, ainsi que celui du Courage en journalisme 2006 de l’International Women’s Media Foundation.

Source: Le Figaro/Madame
Paru le lundi 5 mars 2007

2/16/2007

Affliction et révolte lors des obsèques de deux des victimes des attentats de Aïn Alak

 
Affliction et révolte lors des obsèques de deux des victimes des attentats de Aïn Alak
 
Jet de pierres sur le cortège funèbre de Laurice Gemayel à Bickfaya : les Kataëb dénoncent et le PSNS dément
 
La tension continue de monter au Metn-Nord après le double attentat dans des bus de transports en commun au village de Aïn Alak mardi, qui a fait trois morts et plusieurs blessés. Hier, des témoins ont affirmé que, lors du passage du cercueil de l’une des victimes, Laurice Gemayel, dont on transportait la dépouille à son village natal de Aïn al-Touffaha,